Fiche métier, reconversion

Courtier·ère en assurances

Intermédiaire indépendant qui négocie pour ses clients les meilleures couvertures auprès des compagnies d'assurance.

Assurance

Devenir courtier·ère en assurances en reconversion

Le métier est réglementé : le courtier doit être immatriculé au registre du commerce et inscrit au registre de l'ORIAS, après avoir justifié d'une capacité professionnelle.1,5

La capacité de niveau I, exigée de tout dirigeant d'un cabinet de courtage, s'obtient au choix :2,3,5

  • par un stage d'au moins 150 heures dans une compagnie, un cabinet ou un centre de formation, conclu par un contrôle des compétences ;
  • par 2 ans d'expérience comme cadre, ou 4 ans comme non-cadre, dans la production ou la gestion de contrats d'assurance ;
  • par un master, ou par une licence ou un titre RNCP de la spécialité 313 de la nomenclature des formations.

S'y ajoutent une assurance de responsabilité civile professionnelle d'au moins 1 564 610 € par sinistre, l'adhésion à une association professionnelle agréée et, si le courtier encaisse des fonds, une garantie financière d'au moins 115 000 €. L'inscription à l'ORIAS coûte 25 € et se renouvelle chaque année. Une formation continue d'au moins 15 heures par an est ensuite obligatoire.5,4

France Travail et l'Onisep situent l'accès à bac+2 ou bac+3 et recommandent une expérience salariée en cabinet avant de s'installer à son compte.6,8

Fiche détaillée sur l'Onisep ↗

À quel âge, après quel métier ?

L'Apec cite comme métiers d'origine fréquents ceux d'agent général d'assurances, de conseiller clientèle en assurances, de conseiller en gestion de patrimoine, de souscripteur, de gestionnaire de contrats ou de commercial. Elle précise que le courtage s'adresse le plus souvent à des cadres très expérimentés.9

L'expérience en assurance compte directement : 4 ans en production ou en gestion de contrats suffisent pour la capacité de niveau I, sans stage ni diplôme. La seule condition d'âge citée est d'avoir au moins 18 ans, avec un casier judiciaire vierge.2,9

Combien gagne un·e courtier·ère en assurances ?

Salaire mensuel brut médian estimé : ~3535 € (fourchette de 3156 à 3709 € entre les profils débutants et expérimentés).

Source : France Travail, statistiques Marché du travail, salaires 2022 (tous niveaux d'expérience confondus).

Salaire de départ après une reconversion

L'Onisep indique un salaire de départ à partir de 2 100 € brut par mois.8

La convention collective des cabinets de courtage fixe des minima annuels bruts par classe, du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026 : 28 704 € en classe D (niveau indicatif du BTS à la maîtrise) et 32 700 € en classe E, première classe cadre (niveau indicatif maîtrise, école de commerce ou d'ingénieurs). Elle ne précise pas dans quelle classe entre un débutant.10,11

Dans les offres déposées chez France Travail sur les 12 derniers mois, 80 % des salaires proposés vont de 1 802 à 3 739 € brut par mois, tous niveaux d'expérience confondus.7

Est-ce que ça recrute ?

Tension de recrutement faible (annee 2024). Plus elle est élevée, plus les employeurs peinent à recruter, donc plus les opportunités sont nombreuses pour une reconversion.

Source : France Travail, Marché du travail v1 (PERSP_2 / PERSPECTIVE)

Perspectives à l'horizon 2030

Métier dans une dynamique de déclin à horizon 2030 (-21 % d'emplois projetés 2019-2030).

Source : DARES & France Stratégie, « Les métiers en 2030 » (scénario Référence)

Ce métier face à l'intelligence artificielle

Exposition estimée à l'automatisation / l'IA : modérée (certaines tâches, pas le cœur du métier) (2/3).

Le courtier·ère en assurances combine des tâches analytiques (comparaison de garanties, simulation de tarifs) que l'IA générative peut automatiser, et des activités relationnelles et de conformité réglementaire fortement personnalisées qui restent difficiles à déléguer. Ainsi, l'IA transformera le métier sans le remplacer totalement.

Source : OECD AI & Work / Skills Outlook · MIT FutureWork

Ce que ça change au quotidien

Le courtier exerce comme salarié d'un cabinet, souvent de petite taille, ou à son compte. Quand il est salarié, le portefeuille de clients appartient au cabinet.8,9

Il se déplace pour rencontrer une clientèle de particuliers et d'entreprises, en journée, avec parfois des horaires décalés.6,8

Le marché est restreint : France Travail a reçu 290 offres en un an (2e trimestre 2026), et 34 % des embauches se font en CDI.6

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Sources de cette fiche

Faits vérifiés le 2 novembre 2026 auprès des sources ci-dessous.

  1. Légifrance, Code des assurances, article R511-2, 1er octobre 2018.
  2. Légifrance, Code des assurances, article R512-9 (capacité professionnelle de niveau I), 6 novembre 2014.
  3. Légifrance, Code des assurances, article A512-6 (diplômes valant capacité), 24 février 2008.
  4. Légifrance, Code des assurances, conditions de capacité professionnelle (articles R512-10 à R512-13-1), 2 novembre 2026.
  5. ORIAS, guide d'inscription Courtier en assurance (COA), version 1.0, 1er septembre 2025.
  6. France Travail, MétierScope : Courtier en assurance (ROME C1103), 2 novembre 2026.
  7. France Travail, Mon emploi en Île-de-France : Courtier en assurance, 2 novembre 2026.
  8. Onisep, fiche métier : Courtier, 2 novembre 2026.
  9. Apec, fiche métier : Courtier en assurances, 2 novembre 2026.
  10. Légifrance, convention collective des entreprises de courtage d'assurances (IDCC 2247), avenant salaires du 19 juin 2025, 19 juin 2025.
  11. Légifrance, convention collective des entreprises de courtage d'assurances (IDCC 2247), article 21 : classification, 2 novembre 2026.

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Données issues de sources publiques (France Travail / ROME, France Compétences / RNCP, DARES & France Stratégie, Apec). Chiffres indicatifs et non contractuels.